Phnom Penh

Au Cambodge, la présence du paludisme et de la dengue oblige une attention particulière si on sort de la bande côtière du lac central. Voir carte

Il faut prendre un traitement antipaludique préventif assez lourd durant la période où on est dans la zone à risque ainsi que la semaine qui suit. Le médecin, qui nous a fait les vaccins avant notre départ, nous a prescrit ce traitement pour toute la famille pour le Cambodge et pour l’Indonésie car nous étions susceptible d’être dans des zones à risque.

Après moult hésitations et réflexions, nous avons décidé de partir sans rien. Cela faisait un volume très important de médicaments (nous en avons déjà 4 trousses pleines) et le traitement comporte des effets secondaire lourd.

Alors il ne nous restait pas beaucoup d’options quand nous avons réfléchi quoi faire au Cambodge en début de mois. Pas possible d’aller sur les côtes du Sud, ni d’aller trop dans les terres. Nous souhaitions ne prendre aucuns risques, nous avons donc choisi de nous concentrer sur les villes de Siem Reap et Phnom Penh.

Phnom Penh n’est pas réputée comme une ville très attrayante. Elle est référencée dans les guides de voyageurs uniquement comme une ville festive nocturne à l’image de Siem Reap. A la différence prés c’est qu’il n’y a pas les temples d’Angkor pour s’occuper la journée. Mais j’estime que quand on découvre un pays, voir sa capitale peut être utile. Et en fourfouillant bien, nous avons trouvé quelques occupations pour nos prochains jours.

Nous avons pris hier matin un bus pour rallier la ville. 230 kms en 7h de route avec une pause le midi pour se restaurer. Les infrastructures routières du pays ne sont pas en très bon état mais la route ralliant les 2 villes est entretenue, le voyage s’est passé dans de bonnes conditions.

Une fois arrivé à la station de bus en milieu d’après midi, nous trouvons très facilement un tuk tuk, puisqu’il y en a de partout. Le GPS m’indique le trajet de 2 kms qui nous reste à parcourir pour rejoindre notre AirBnb pour les 4 prochaines nuits. Mais une fois arrivés à destination, il y a un problème. Nous sommes sur une grande avenue remplie de garages et de revendeurs automobiles. Notre chauffeur appelle et joint difficilement un des numéros que notre hôte nous a envoyé, discute un bon moment pour comprendre où il faut aller et nous repartons. Demi-tour sur la grande avenue pour rejoindre une rue perpendiculaire plus en amont. Mais il est encore perdu et rappelle notre hôte. La discution s’éternise encore mais nous repartons jusqu’à ce qu’une personne sur le trottoir lui fasse des signes pour le guider. Nous arrivons dans une ruelle étroite avec des déchets de partout et une route en mauvais état. Je me demande où nous sommes tombés !!

L’extérieur n’est pas du tout accueillant mais heureusement l’intérieur l’est un peu plus. La maison est sur 3 niveaux, nous avons 3 chambres, et une cuisine. Par contre au niveau du rez de chaussée, je ne peux pas me tenir debout. Le plafond est trop bas sur quasiment la totalité du niveau.

Une fois nos quartiers pris, nous devons trouver une grande surface pour faire des courses pour les prochains petits déjeuners et pourquoi pas quelques repas. La vaisselle dans notre cuisine est sommaire mais nous pourrions nous débrouiller. Nous jetons notre dévolu sur un Lucky Supermarket. Nous en avions déjà parcouru un à Siem Reap pour acheter du « Golden » Nutella (20€ le kilo quand même) et il était pas trop mal achalandé. Nous partons à pieds pour faire les 2 kms et rallier le magasin. Nous longeons de nouveau la grande avenue remplie de voitures, motos et tuk-tuks, les trottoirs sont envahis d’engins stationnés, à cela s’ajoute des vendeurs ambulants, des déchets et même des véhicules à contresens. Nous devons faire très attention où nous mettons les pieds et s’assurer que les enfants restent bien avec nous tant cela et dangereux. Et pour traverser les routes, il faut se lancer en espérant que les véhicules s’arrêtent. Car les Cambodgiens ne respectent rien. Ni les feux, ni les panneaux, ni les priorités et leur conduite est chaotique. Cela ressemble beaucoup au Sri Lanka où la loi du plus fort et du plus vite gagne.

Nous arrivons tant bien que mal à notre destination, et surprise, après avoir parcouru 2 kms dans une ville en voie de développement, nous trouvons une petite zone commerciale à ciel ouvert avec des boutiques, des restaurant, des jeux pour enfants digne de chez nous. Nous en profitons pour nous restaurer avant de faire nos courses.

Le Lucky Supermarket est rempli de produits d’importations, nous trouvons facilement notre bonheur. Nous pourrons donc faire quelques repas de pâtes à la sauce tomate dans notre logement. Le retour s’est fait en tuk-tuk car nous étions bien chargés et il était déjà tard.

Nous n’avons pas fait grand chose ces derniers jours en travail scolaire, puisque les visites des temples nous ont accaparées beaucoup de temps alors ce matin fin de la récréation. Nous avons choisi d’organiser nos prochains jours en demi-journée entre travail et visite. La matinée a donc été consacrée à nos petites têtes brunes.

Puis en début d’après midi, nous partons découvrir la ville. Nous voulons aller à la poste et nous promener le long de la Tonlé Sap River. Nous avons accumulé pas mal d’achats depuis le Sri Lanka, il est temps de faire un colis pour la France.

Ça tombe bien, c’est dans le même secteur géographique. Nous décidons de faire l’aller à pied et nous reviendrons en tuk tuk. Nous prenons la direction opposée de la veille mais les déplacements sont aussi complexes.

Une fois arrivé à la poste, nous en profitons dans un premier temps pour écrire des cartes postales pour les classes des garçons, puis ensuite je rejoins le guichet des colis. Le personnel est en nombre mais personne ne daigne venir me voir. Tout le monde me regarde mais j’attends 5 bonnes minutes avant qu’une employée s’occupe de moi. Une fois ma requête prise en compte, elle me donne un formulaire à remplir puis s’en va. Reviens 5 minute après pour me dire qu’il y a une autre zone à remplir et cela 4 fois d’affilée. Bilan, il m’a fallu 35 minutes pour expédier un colis, 35$ de frais d’expédition (le colis faisait quand même 2,5 kgs) et nous avons choisi le mode économique soit 3 mois de délai de livraison. Ma patience est à bout, celle des enfants aussi, cela fait 1h que nous sommes à la poste, il était temps que cela se termine.

Nous prenons par la suite la direction du bord du fleuve. Là, nous traversons une zone de remise en forme avec des appareils fixés au sol, ils sont visiblement prisés par les adultes et les enfants. Les garçons s’y défoulent.

Nous continuons la balade jusqu’à rencontrer des joueurs de Shuttlecock, jeu que nous avions découvert précédemment (voir Angkor c’est fini). Je vous laisse admirer leur niveau qui diffère légèrement du notre. Après quelques essais de nouveaux infructueux de notre part, ils nous offrent un volant. Les enfants sont ravis.

20190226_1803418621454410487700878.jpgNous continuons notre promenade jusqu’à la tombée de la nuit, puis nous allons nous reposer et commander un repas dans un restaurant Khmer, tout le monde est fatigué. Pour rentrer , nous testons l’application PassApp pour commander un tuk tuk. Les prix sont faibles normalement, mais avec cette application cela réduit encore le coût.

Les différences de richesse nous paraissent beaucoup plus marquées au Cambodge par rapport aux pays précédents. Une très grosse majorité de la population se bat tous les jours pour survivre et à côté de ça, d’énormes voitures circulent sur les artères de la ville. Les richesses du pays ne profitent pas à tous…..

Seb

5 commentaires

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s